L’Oracle des Confidences
Dix années de maturation, cinquante-deux images, un Paris intérieur.
Certaines idées demandent du temps avant de trouver leur forme. Celle-ci aura attendu près de dix ans.

Dix ans pour donner forme à une idée.
L’envie de créer son propre oracle accompagne Karl Stephane depuis une dizaine d’années. Il a pourtant longtemps différé sa réalisation : il souhaitait acquérir le recul nécessaire pour donner aux images un sens nourri par l’expérience.
Les consultations ont fait mûrir cette idée. Une décision professionnelle peut bouleverser une relation ; un départ peut être à la fois une perte et une ouverture. Ces situations, rarement univoques, ont précisé son ambition : concevoir un jeu capable d’accueillir les nuances de l’existence.
Fort de près de vingt années de pratique et sélectionné par le Guide de la Voyance en 2018, Karl Stephane a finalement entrepris ce projet personnel. L’Oracle des Confidences est né de ce cheminement, bien avant la première carte.
La Belle Époque comme territoire d’imagination.
Les silhouettes, les salons feutrés, les façades et les ferronneries de la Belle Époque constituent le point d’ancrage esthétique du jeu. Cette passion de Karl Stephane se retrouve dans les intérieurs comme dans les rues, les objets et les lieux de passage.
Il ne s’agit pas d’une reconstitution historique. Paris est ici rêvé, réassemblé, parfois presque magique. Le noir et blanc rapproche les scènes, souligne les matières et laisse aux détails une présence particulière.
Derrière cette élégance ancienne se lisent des préoccupations actuelles : s’engager, attendre une réponse, trouver sa place, partir ou revenir. La ville participe ainsi au sens des cartes. Une porte, un escalier ou un carrousel deviennent des façons de parler de la vie.
Du fragment photographique à la scène.
Chaque carte commence par une sélection de fragments et d’objets photographiés : un flacon, un téléphone, des gants, un meuble. Karl Stephane les découpe, les détoure et les assemble pour composer une scène nouvelle. Certains éléments proviennent de photographies personnelles et portent le souvenir d’un lieu ou d’un moment.
Leur disposition transforme ce qu’ils racontent. Un changement d’échelle, un arrière-plan ou la distance entre deux figures peuvent modifier la lecture de l’ensemble. Les perspectives, les contrastes et les textures sont travaillés pour que les éléments trouvent leur place dans l’image.
Ce travail a été mené sur les cinquante-deux cartes : chacune devait posséder sa propre présence tout en appartenant à la même famille visuelle. Le collage relie ainsi une matière parfois intime à un univers imaginaire.
La place de l’intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle intervient après le travail de sélection et d’assemblage. Elle permet de retravailler certains rendus, de mettre en valeur des éléments et d’harmoniser les compositions selon la direction artistique choisie par Karl Stephane.
La fabrication associe donc le collage photographique à des outils numériques contemporains. Les choix de sujets, de cadrage, d’atmosphère et de cohérence du jeu restent ceux de son auteur, qui conserve, écarte ou retravaille les propositions au fil de la création.
Le résultat est apprécié à l’échelle de la carte, puis de la série. Un rendu peut être convaincant isolément et sembler étranger au reste du jeu. L’harmonisation sert précisément à éviter ces ruptures, en veillant à la continuité des matières, des lumières et du trait sans effacer les particularités de chaque scène.
Cinquante-deux regards sur les situations humaines.
L’Enfant, La Femme, L’Homme ou Le Sage évoquent des figures et des postures. Le Contrat et La Transaction abordent les engagements concrets ; La Reconnaissance touche à la place que l’on trouve auprès des autres. Le Voyage et Le Retour introduisent le mouvement. Le jeu traverse ainsi les dimensions affectives, matérielles, sociales et intérieures.
Le sens d’une carte se précise au contact des autres et de la question posée. Un départ ne raconte pas la même chose selon qu’il accompagne une rencontre, un engagement ou une séparation. Les associations permettent de faire émerger ces nuances.
Le nom de l’oracle renvoie à cette attention portée à l’intime : ce que l’on confie à voix basse, ce qui préoccupe, ce que l’on peine encore à formuler. Les images offrent un point de départ à la lecture, en laissant une place à la sensibilité et au libre arbitre.
Un exemplaire artisanal, déjà au cœur des consultations.
Pour découvrir ses cartes autrement que sur un écran, Karl Stephane a imprimé lui-même son premier jeu avec les moyens dont il disposait. Tenir les cartes, les mélanger et les disposer lui a permis d’en apprécier les proportions et la lisibilité.
Cette fabrication possède un rendu plus sombre que celui envisagé pour une édition définitive. Les noirs sont particulièrement denses et certains détails disparaissent à l’impression. Ces défauts appartiennent désormais à l’histoire de cet exemplaire, auquel il est profondément attaché.
Ce premier jeu accompagne aujourd’hui ses consultations. Il est devenu un instrument de travail quotidien. Une future édition pourra bénéficier d’une fabrication plus précise ; elle ne prendra pas la place de celui qu’il a imprimé lui-même et dont il ne souhaite pas se séparer.
Une édition physique envisagée pour 2027.
L’Oracle des Confidences n’a pas encore fait l’objet d’une publication commerciale. Karl Stephane envisage une édition physique pour 2027, avec une attention particulière à la qualité de l’objet et à sa présentation.
Le papier, le format, les finitions et les conditions de diffusion restent à définir. Aucun nombre d’exemplaires ni aucune édition numérotée ne sont annoncés à ce stade. L’orientation se veut exclusive, fidèle au caractère personnel du jeu.
Le calendrier et les modalités seront précisés lorsque ces choix seront arrêtés.
À présent, place aux cartes.
L’Oracle des Confidences se découvre dès aujourd’hui à travers un tirage gratuit de trois cartes, en français comme en anglais.
Découvrir le tirage gratuit